Prélude à l'invention du papier toilette :
Dans un temps et une contrée éloignée de toute civilisation, quelque part dans un petit village sur les côtes méridionales de la Chine va avoir lieu un évènement qui va bouleverser le monde......
Dans la région du bonzaï en colère se trouve un monastère réunissant les plus grands penseurs et philosophes de la Chine de l'époque. Cet endroit sacré pour tout un pays est le lieu d'intenses réflexions de la part des philosophes pour faire avancer le monde. Voici raconter par un inconnu comment une invention majeure de notre temps à vu le jour :
Un jour de mai le jeune Lao Tus ne parvenant pas à dormir alla sur la colline bordant le monastère et vit alors son maître le grand Ô Bao le sage étendu dans l'herbe observant le ciel. Le jeune Lao Tus s'approcha alors lentement de son maître de peur de le déranger dans sa méditation, s'assied à coté de lui et dit :
-Que faites vous Ô Maître ?
- Je médite jeune scarabée
-Que voient vos yeux d'aigles perçant sur la montagne sacrée Oh Maître ?
-Vois tu jeune Lao je vais t'enseigner ce que j'ai appris lorsque comme toi j'étais encore aussi frétillant qu'un matin de printemps. Un jour alors que je n'étais encore que l'élève de mon Maître Tim-Ô-Tey, un soir je vins m'allonger dans l'herbe ici même sur cette montagne pour observer le coucher de l'astre solaire. Apres qu'il eut totalement disparut derrière l'horizon je me suis dit que demain serait un autre jour!
- Et que s'est il passé le lendemain Maître Ô Bao ?
- Ne sois pas si impatient jeune poulain fougueux. Je méditais donc toute la nuit et le lendemain à ma grande surprise le soleil se leva et donc demain est donc bien un autre jour !!
- Vous êtes vraiment le plus grand des sages Maître Ô Bao, seul les grands esprits peuvent arriver à voir ces phénomènes. Je suis fier d'être votre élève ! Mais à quoi pensez vous ce soir, par cette nuit sans lune ?
-Vois tu ces nuages au dessus de la colline jeune Lao ?
- Oui Maître, ils sont très noirs et menaçants
- Eh bien ces nuages vont se déverser sur le village de mineurs qui se trouve sur les pentes de la montagne. Or comme tu le sais le village est rempli de paysans qui sont dans un état hygiénique quelque peu médiocre. Comme tu le sais la pluie par son passage enlève la saleté et nous permet à nous autres philosophes d'être propre.
-Mais ou voulez vous en venir Maître ? Dites moi je ne comprend pas.
- Vois tu jeune Lao mes méditations m'ont conduites à trouver un moyen de débarrasser ces mineurs de leurs saletés. Ainsi pourront ils enfin venir dans notre monastère sans offenser les Dieux qui nous protègent et se rapprocher de la sagesse.
-Mais par quel moyen arrivez vous Oh Maître à enlever le charbon de leurs corps ? Ceci est impossible, personne n'y est arrivé ! Comment faites vous donc ?
- Ce n'est pas parce que l'homme n'a pas assez de sagesse qu'il ne pourra pas un jour trouver des solutions aux problèmes qu'il se pose. La grandeur d'un homme se mesure par l'utilisation qu'il fait de sa sagesse. Je ne prétends pas avoir cette sagesse loin de là mais je pense avoir trouver un moyen de débarrasser les villageois de ce charbon qui s'accroche à leur corps comme une sangsue affamée.
- Pardonnez moi d'insister mais comment faites vous Ô Maître ? J'aimerais savoir
-Ta soif de connaissances te fera aller loin jeune Lao Tus, tu es destiné à un brillant avenir dans les vastes contrés de ce monde. Je vais donc te révéler la modeste découverte, que les dieux du ciel ont bien voulu me dévoiler.
Lorsque je gambadais près de la rivière bordant le monastère pour aller méditer sous le chêne, je vis alors un spectacle qui me surprit.
Devant moi se trouvait un putois qui se roulait joyeusement dans la boue issue de la rosée du frais matin. Malgré la distance qui me séparait de l'animal et bien que mon sens olfactif ne soit plus de la première jeunesse, je parvins à sentir l'odeur nauséabonde qui émanait de ce vil animal. Cette odeur me rappela celle qui règne dans le village de mineurs.
C'est alors que j'allais repartir que le miracle se produit. Le putois alla vers le torrent pour y boire et n'étant que très peu agile tomba dans l'eau.
-Veuillez excuser mon ignorance Maître, mais il n'y a rien de miraculeux à ce qu'un putois tombe à l'eau.
- Ta perspicacité te mènera loin jeune Lao Tus. Mais laisse mon terminer mon récit. Le miracle se produisit lorsque la créature sortit de l'eau car elle ne sentait plus aucune odeur désagréable et était débarrassée de toutes saletés même la plus tenace. Intriguer par ce phénomènes je me rendis à l'endroit ou le putois s'était joyeusement sali et je découvris quelque chose d'étonnant. L'animal s'était roulé dans une substance blanchâtre et molle au toucher. Je pris un peu de cette substance, en étala sur mes mains et alla jusqu'à la rivière pour les laver. Le miracle s'accomplit de nouveau j'avais les mains propres et elles sentaient un bon goût d'eucalyptus.
-Votre découverte va révolutionner le monde Maître Ô Bao, mais comment allez vous appeler ce produit qui lave avec de l'eau ?
-Lors de la réunion du conseil, les sages ont décidé de m'honorer en appelant cette substance l'Ô Bao. Nous partirons bientôt à la recherche de cette substance pour pouvoir fournir ce produit à tout les villageois.
- Je suis honoré d'être votre disciple Oh Maître, votre nom raisonnera encore pendant de nombreux siècles dans ces montagnes.
- L'avenir appartient à celui qui vit, non à celui qui nourrit la terre jeune Lao. Bientôt il t'appartiendra de faire de telles découvertes.
Ce fût sur ces paroles que Lao Tus pensa toute la nuit durant, sans parvenir à trouver de réponse.
Les années passèrent, le jeune Lao Tus grandit sous les conseils de son Maître O Bao.
Puis vînt le temps ou Maître O Bao rejoignit ses ancêtres dans l'au-delà laissant à Lao Tus le soin d'élever la pensée et la condition de l'Homme. Mais il faut croire que même dans les cieux le maître veille sur son élève car ce fût précisément par un jour de mai alors que Lao Tus parti faire sa promenade habituelle qu'il fît une découverte qui allait elle aussi bouleverser le monde.
Lors de son long parcours à travers la forêt bordant le monastère, le même que celui de son maître, il sentit comme une présence à ses cotés. Alors qu'il contemplait un magnifique chêne pourvu d'une immense taille, il vit venir non loin de son tronc un putois. L'animal ne semblait pas l'avoir vu et Lao Tus se cacha de sa vue pour pouvoir l'observer.
Le putois après s'être assuré qu'il était seul pris ses aises et commença à faire ses besoins à l'ombre.
Puis lorsqu'il eut finit son affaire le vil animal parti en courant se cacher dans l'arbre. Lao Tus eut à peine le temps de réagir qu'une hyène arriva à l'endroit même ou se trouvait auparavant le putois. Après avoir longuement observer les lieux, l'animal renifla l'arbre puis s'attarda sur les restes du repas que le putois avait laissé. Pendant une longue minute l'animal respira les défécations qui se trouvaient sur le sol. Puis d'un coup il releva le museau et regarda en direction de l'arbre ou s'était réfugié quelques minutes plus tôt le putois. La truffe en l'air il alla vers l'arbre puis d'un mouvement rapide entra dans la brèche de ce dernier. Quelques secondes plus tard l'animal ressortit, le putois entre les dents et tout fier de sa trouvaille il la dégusta sur place.
Lao Tus qui avait assisté à toute la scène resta abasourdi par la méthode de chasse de la hyène. Ce vil animal avait attrapé sa proie en la suivant à l'odeur de ses excréments.
Il décida alors de rentrer pour conter sa découverte aux autres sages du monastère. Mais alors qu'il était sur le chemin du retour un autre spectacle d'une rareté extrême se déroula devant lui.
Dans une petite clairière se trouvait un panda roi, l'animal qu'il admirait le plus. Non pas parce qu'il fut le plus rapide mais parce que derrière son apparente bonhomie se cachait en fait un animal des plus intelligent. Le panda semblait chercher des plantes pour satisfaire son appétit. Lao Tus allait partir lorsque le panda fit un geste inhabituel. L'animal pris une longue branche de bambou emplie de feuilles puis se mit à faire ses besoins. Lorsqu'il eut finit un tas de déchets marron resta sur le sol. Mais contrairement à ce que pensa alors Lao Tus le panda ne partit pas. Il prit alors la branche qu'il tenait toujours dans sa patte et d'un geste précis agita les feuilles devant son organe évacuateur pendant plusieurs minutes. Puis une fois son affaire terminée, il jeta la branche et passa sa patte sur l'endroit fraîchement nettoyer et la renifla. Tout content du résultat il partit d'un pas nonchalant à la recherche de nourriture.
Déboussolé par cette vision Lao Tus rentra lentement au monastère. Alors qu'il marchait, l'histoire de l'invention de son Maître O Bao lui revint en mémoire.
Les feuilles de bambou permettent au panda roi de se nettoyer se dit il à lui-même, ainsi aucun animal ne peut le suivre et il reste donc invisible aux yeux et à l'odorat de tous.
Sans savoir ce qu'il faisait Lao Tus retourna dans la clairière ou il avait vu le panda et prit des feuilles de bambou avant de rentrer au monastère. Arrivé dans sa chambre et au dessus du trou qui lui servait pour faire ces besoins Lao Tus fît comme le panda qu'il avait vu. Une fois il agita les feuilles sur son organe évacuateur et après les avoir toutes utilisées, il y passa son doigt. C'est avec beaucoup de dégoût qu'il le porta à hauteur de son nez pour pouvoir en sentir l'odeur. Mais contrairement à ce qu'il pensait son doigt n'émettait aucune odeur fétide mais au contraire il avait une bonne odeur de plante fraîchement cueillie. Il effectua plusieurs tentatives qui se révélèrent toutes couronnées de succès. Après quelques jours de réflexion intensive et, poussé par le désir de partager sa découverte, il décida de la porter à la connaissance des membres du monastère.
Lorsqu'il eut présenté son invention, un des sages présents dans la pièce se leva et dit :'' Je vois à présent que nous avons bien fait de confier ton apprentissage à, notre regretter O Bao. Il y a dans tes yeux la même flamme qui brillait dans le regard de ton maître. Il m'est d'avis que de l'endroit des cieux où il se trouve, il doit être fier de toi jeune Lao. Toi qui rêvais de faire une grande découverte qui ferait avancer l'homme vers la connaissance, tu es arrivé à ton but. C'est pourquoi les membres du conseil ont décidé de t'accorder l'honneur de pouvoir avoir sous ton aile un disciple. Tout comme ton maître tu devra éveiller l'esprit d'un jeune homme qui sous tes conseils parviendra nous en sommes sur à faire de grandes découvertes pour ses semblables. Il t'attend dehors avec impatience, va donc le rejoindre.
J'allais oublier il vient d'Oran et il s'appell Déo....